Au coin du feu…avant le départ. L’avant ture

A quel moment commence le voyage ? Au moment où l’on prend la décision de partir ?

Au moment où l’on se trouve dans l’avion ?

Pour Morgane et Josélito, c’est certainement le 18 décembre à 14h00 quand ils ont remis les clés de leur appartement sur Aix en Provence.

A ce moment précis, ils se sont retrouvés avec sacs et valises en itinérance.

Aujourd’hui ils sont tranquillement au coin du feu quelque part en Haute Loire. Mais pour en arriver là, quelle histoire !

Il a fallu ranger des tas de trucs dans des cartons, mettre les cartons dans des voitures et des remorques, faire rouler tout ça dans des endroits différents. Ils ont dû aussi se secouer les puces (pas les miennes hein, je ne suis pas un vulgaire chat de rue) pour vendre les meubles, prendre autant de décisions que d’objets dans la maison.

Ils ont une sacrée veine tout de même. Entre Nicole qui a tellement d’énergie qu’elle a bien failli nettoyer les trente appartements de la résidence, et Dominique qui est champion du monde de Tétris et qui a réussi à faire rentrer 10 mètres cubes d’objets en tout genre dans une petite remorque et deux voitures (dont une petite Yaris), le déménagement n’avait aucune chance de mal tourner. Il y a eu aussi Christophe et Guillaume qui étaient là pour offrir sourire, bras et courage et faciliter grandement les choses.

Restait encore à trouver une place pour tout ces « trucs » dont finalement ils n’ont pas réussi à se séparer. Je vous passe les détails hilarants sur les quelques tracasseries administratives.

Enfin, tout est bien qui commence bien. Aujourd’hui, ils sont là, en mode tranquillou fin prêts à savourer des fêtes de fin d’année (ou de fin du monde).

Bon, ils ne disent rien mais quand même, ils viennent de faire le plein d’émotions. Tout ces au-revoir, il faut les dire, les vivre, les ressentir.

Toutes ces personnes dont on se rend compte qu’on ne va pas les revoir de sitôt…sachant que, pour certaines, ils les connaissent depuis peu. Elles sont étonnantes ces amitiés soudaines et fort courtes, ces liens forts qui arrivent d’un coup. Peut être, est-ce lié au fait que ces personnes ont été rencontrées alors qu’ils se savaient sur le départ.

Et vous voilà, lisant ces lignes qui prennent maintenant une toute autre saveur, une autre « valeur ».

Ce blog, et tout ce que je raconte, mes miaulements et mes coups de griffes, tout ça, c’était pour rire, pour de la fausse. Vous lisiez cela d’un œil distrait. Quelle importance, puisque vous alliez les voir, ou mieux, ils étaient là, à vos côtés. Et puis d’un coup ce que je vous raconte prend de l’importance.  Vous ne les verrez plus avant un certain temps. Un an c’est court, c’est long….c’est en tout cas un temps certain qui laisse au temps le temps de laisser une trace. La marque de l’absence.

Ils sont pour l’heure à quelques heures de voitures, mais déjà loin au quotidien ; Et chaque jour qui passe, ils s’éloignent un peu plus. Demain Venise, Paris, Madrid…et hop le grand saut bientôt, bonjour Santiago.

En tout cas pour moi, chat de mon état, qui ne subit pas les aléas du temps et de la distance, je suis heureux d’avoir ressenti à travers eux, autant d’émotions, de gentillesse, d’avoir entendu tout ces mots d’encouragements, d’amour, de tendresse amicale.

Merci pour eux, ils sont beaucoup trop pudiques pour le dire de vive voix, mais ils sont maintenant plein de tout ça, plein de vous et c’est avec vos forces qu’ils s’avancent vers cette drôle d’année de leurs vies.

Allez la fin du monde est proche. Au fait, vous savez à quelle heure ça commence ?