Contrôle technique d’un véhicule acheté au Chili : toute action entraine une réaction !

Lorsqu’on se retrouve à l’étranger dans un centre de contrôle technique, on prends pleinement conscience de la différence entre touriste et voyageur.

Si Morgane et Josélito étaient des touristes, ils auraient loué un véhicule ou utilisé des moyens de transports locaux pour se déplacer. En aucun cas en qualité de touriste vous vous êtes retrouvés en train de passer le contrôle technique de votre voiture.

Et bien eux si et ils s’en sont plutôt bien tirés.

Mais avant tout rentrons un peu dans les arcanes de l’automobile au Chili. Le Chili a mis en place une politique similaire à celle que l’on trouve en Europe en matière de contrôle de la qualité des véhicules. Quand Michele Bachelet est arrivée au pouvoir, Santiago connaissait un niveau de pollution dramatique.

Il faut bien comprendre que la capitale du pays regroupe 10% de la population du Chili soit près de deux millions de personnes ; qu’elle est coincée entre le Pacifique et la Cordillère des Andes. Résultat, on se retrouve dans le même cas qu’Aix en Provence (l’une des villes les plus polluées de France), l’air ne circule pas forcément bien et les polluants stagnent dans l’atmosphère.
Si on ajoute, début 2000, un parc automobile plus qu’obsolète (comme c’est le cas aujourd’hui en Argentine) on arrive à ce smog épouvantable.

D’où la mise en place de contrôle technique et de certificat de conformité vis à vis de la pollution.
En quelques années le parc auto a été nettoyé et on trouve aujourd’hui un parc de véhicules sur les routes équivalent à celui que l’on trouve en France.

Que faut-il pour rouler avec sa voiture au Chili :

1. Une assurance de base qui est le SOAP
2. Un contrôle technique en règle
3. Un certificat de circulation.

Le premier document, le SOAP se met à jour tout les ans en mars. Pas moyen d’oublier de renouveler son assurance au Chili ; C’est le mois de mars pour tout le monde et il y a de la pub partout et des vendeuses d’assurance dans la rue. Cette assurance de base ne couvre que deux choses : Vous êtes tués, vous tuez une personne avec votre auto. C’est dix euros par an quelque soit le type de véhicule.
On retrouve ce type d’assurance de base en Argentine (c’est un RCI).

Ensuite il vous faut avec ce SOAP vous rendre dans une administration avec votre contrôle technique en règle pour vous procurer votre certificat de circulation.

Le contrôle technique c’est tout les ans et ça vous coute une vingtaine d’euros. En fonction de votre immatriculation vous devez le passer dans l’année durant un mois précis. Dans le cas des makeupontheroad c’était en septembre.

Le certificat de circulation c’est comme la vignette en France (à l’époque). C’est une vingtaine d’euros aussi et c’est un impôt qui varie en fonction des régions.

Si vous n’avez pas tout ça, en cas de contrôle la sanction est simple : Retrait immédiat du permis et du véhicule.

Voilà donc nos deux zazous en marche à Punta Arenas pour renouveler l’assurance du véhicule et mettre à jour le certificat de circulation.

Le début de l’histoire est simple. Ils étaient en train de faire les courses dans un supermarché et à la caisse ils ont demandé à payer l’assurance auto. en échange du paiement ils on reçu un ticket et avec ce ticket ils se sont rendus dans la galerie marchande à un stand. Là un jeune homme leur a remis un document attestant qu’ils sont assurés.

De là et avec le contrôle technique en cours ils sont allés au bureau des certificats de circulation. Et là tout s’enchaine.
Ils n’ont pas une partie du contrôle technique. Téléphone, contact de l’ancien propriétaire qui constate qu’il n’a pas filé tous les documents.
Il envoie par mail une copie du bout de papier manquant.
Nos deux zazous filent dans un cyber pour imprimer le document et ensuite se rendent chez le notaire pour légaliser la photocopie. De la retour au sein de l’administration où un jeune homme fort sympathique explique alors que ce n’est pas encore le bon document.
Après quelques tractations, la conclusion est qu’il faut repasser un contrôle technique.
Bon, c’est galère puisque nous sommes fin mars et que le contrôle ne doit avoir lieu qu’en septembre, mais pas le choix.

Les voilà donc au bout de la ville à la recherche d’un centre de contrôle technique.

controle technique au chili

Ce qui est compliqué à l’étranger c’est que tout est long car les repères ne sont pas identiques. Josélito cherche du regard un Midas ou un Veritas or il doit trouver un PRT aux couleurs bleus et rouge.

Mais bon finalement ils finissent par trouver le point de contrôle. En deux coups de cuillère à pot voilà l’auto sur le banc de contrôle. Une trentaine de minutes plus tard le verdict tombe. Pas bon.

Vous auriez vu la tronche du petit José ! Le type lui aurait annoncé qu’il n’avait pas le bac que c’était la même. Pas de contrôle ça voulait dire garage, travaux, pesos, des jours sur place.

C’est surtout que Josélito et la mécanique c’est une histoire compliquée déjà en français alors en espagnol. Pour autant, il comprend que c’est  un problème lié au gaz d’échappement.

Bingo ! Gaz d’échappement, pot d’échappement, ils remontent le fil du voyage et se retrouvent quelques semaines plus tôt quand le sol s’est effondré sous les roues du 4X4 et que le pot d’échappement a vrillé.

Les voilà donc à la recherche d’un garage Ford pour remettre en état le pot d’échappement. Par chance, ils sont à Punta Arenas qui dispose d’un zone franche avec l’ensemble des concessionnaires automobiles du Chili.
Le gars chez Ford, propose de laisser le véhicule sur place pour éditer un devis qui sera disponible le lendemain. Il fini par comprendre que les zazous dorment dans la voiture et qu’ils ne peuvent s’en séparer et propose un rendez vous le lendemain à la première heure.

Au final, il aura fallu se rendre chez un petit gars qui en une heure aura remis en état le pot d’échappement car Ford ne pouvait le faire dans la foulée.

2013-03-19 10.17.53

Après avoir de nouveau traversé toute la ville, la contre visite fût positive et l’administration aura fini par remettre à nos aventuriers roulants le certificat pour aller plus loin sur le chemin.

Il est vrai que le pot d’échappement faisait depuis l’incident avant la Carretera Australe un drôle de bruit mais rien d’alarmant et rien qui empêche le Ford d’avancer. Pourtant il était fendu en plein milieu depuis ce jour. Maintenant il a un beau pansement.

Cette aventure dans l’aventure aura permis de prendre conscience qu’à l’étranger, acheter une voiture, une maison, ouvrir une entreprise est possible et finalement pas compliqué. Il faut par contre bien suivre les méandres de l’administration. Ceci est simple dans un pays comme le Chili où tout est bordé. C’est paperassier, c’est pas forcément rapide mais c’est super en règle et honnête. C’est vraiment ce qu’il faut retenir de ce pays.

En tout cas les voilà à présent en règle et un peu plus Chiliens qu’à l’arrivée. Ils ont passé avec succès le premier contact avec l’administration d’un pays où ils se sentent bien, mais ça c’est une autre histoire.

Mojo

A propos de 

Morgane et Joselito Tirados ont voyagé durant une année en Amérique du sud à la rencontre de ceux qui font ce pays. Ce fût l'occasion pour eux d'envisager une installation sur place (certainement au Chili) et de développer un business autour de la cosmétique et des produits de bien être pour elle et proposer ces compétences en matière de stratégie d'entreprise pour lui.

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