Bon ok c’est un titre un peu long pour un mois qui finalement fût assez court pour ceux qui ont su jouer avec le calendrier.

De l’autre côté de l’équateur le mois fût pile poil à la bonne taille. Il était temps qu’il s’arrête pour que, pour la première fois de notre voyage, nous puissions affirmer que nous sommes dans notre budget mensuel de 1000 €.

Pour fêter cela (et aussi par contrainte) à l’heure où j’écris ces lignes, Morgane et moi avons le ventre bien tendu. Premier restaurant en Bolivie. Bon aucun doute la dessus, le chilien ne sait pas faire de la bonne bouffe ; le bolivien est pauvre mais devant une gamelle il assure (en tout cas à la Paz hein !).

Bon oui nous devrions être au Pérou depuis une semaine et finir le mois de mai dans ce pays sauf que…et bien nous sommes en Bolivie à la Paz et nous regardons l’avenir depuis les 3600 mètres d’altitude de cette drôle de ville.

Moi la Bolivie je voulais pas y aller, et finalement ils sont super sympas ces boliviens et bien pauvres donc pour nous c’est tout bon pour le porte-monnaie. Mais bon ça fera l’objet d’un article bien complet parce que franchement se faire refouler à deux frontières du Pérou, ça sent le record.

Pour les incrédules voici une photo de mon passeport. Le 29 mai nous sommes entrés en Bolivie vers 14h00 pour en ressortir vers 14h30 et y entrer à nouveau vers 16h00. Là c’est fait, on a des passeports collectors qui seront mis en vente aux enchères à notre retour.

un ping pong entre la bolivie et la frontiere chilienne

Bon alors ce mois de mai hein c’était comment finalement ?

Début mai alors que la France faisait la fête au travail, nous étions de notre côté au parc « Pan de Azucar » au nord du Chili. Un endroit agréable où nous avons reçu un cours sur les Tsunamis. Ça rigole pas ces petites choses. Donc depuis, prudence lorsque nous dormons sur les bords du pacifique.

 

Ensuite ce fût le tour d’Antofagasta et d’une bonne crêpe party en attendant notre rendez vous à la mine de Chuquicamata à Calama. Un endroit plutôt hors norme puisque Chuquicamata est la plus grande mine à ciel ouvert au monde.

De là nous avons foncé vers Iquique pour aller découvrir le village fantôme de Humberstone. Bon quand je dis « foncer », parfois nous avons été ralentis dans notre élan par un ennemi sournois qui va bientôt se glisser entre vos orteils et venir croquer sous vos dents, je parle bien entendu du sable, Magnéto Serge.

Donc Humberstone ; une belle journée pleine de découverte et d’émotion. C’est assez fun de se balader dans un musée et d’avoir le droit de toucher à tout

Nous étions bien partis pour aller toujours plus au nord sans faire de pause mais il a fallut nous arrêter pour utiliser notre assurance auto et changer de pare-brise. De prime abord c’est une moyenne mauvaise nouvelle mais finalement c’est bien tombé. Nous avons passé un excellent week-end en compagnie de Dom et Maja (prononcez Maya comme l’abeille) et leurs quatre chats. Nous aurions pu juste partager du temps ensemble et bien non. On s’est fait une super soirée Eurovision (si, si l’émission ultra kitch de 1956). De belles rencontres avec plusieurs Chiliens et l’occasion d’aller taquiner l’autochtone avec des questions de fond : Alors la dictature, c’est bien ? (c’est important vu ce qui se trame en France, autant savoir l’effet que ça fait).

Un grand moment d'eurovision lors de notre passage en couchsurfing à Iquique

Franchement nous étions à deux doigts de rester et de devenir les voisins de Maja et Dom sauf que voila, la ruta n’attend pas et il faut savoir arriver et partir, ce que nous avons fait à la mi mai.

Pour ceux qui suive de façon assidue cette aventure (et on a les noms), en avril nous avions croisé la route d’une famille française, les Rivarapid. En nous séparant à Combarbala on s’était dit que ce serait rigolo de se croiser avant qu’ils partent vers la Bolivie et nous vers le Pérou.

C’est le genre de truc que l’on souhaite mais qui n’arrive pas facilement dans la mesure où chacun va à son rythme et que nous n’avons pas les mêmes contraintes (eux en camping-car avec deux marmottes et nous en 4×4 avec une marmotte). Ben comme quoi il faut bien faire gaffe avec ses souhaits puisque c’est dans un endroit plus que perdu (Caleta Camarones, la baie des crevettes) que nous avons retrouvé sur la plage les Rivarapid qui sont finalement plutôt lent.

Rnecontre avec les Rivarapid et leur camping car et nous avec notre 4x4 aménagé CC sur une plage du nord du Chili

C’est donc ensemble que nous avons découvert pour eux et redécouvert pour nous la sympathique ville d’Arica. Quatre jours de voyage à six finalement à jouer au « Saboteur », à picoler du Pisco, faire des échanges de pierres précieuses avec la petite Anouk (qui pourrait être sponsorisée par Areva tellement elle a d’énergie) et à visiter des musée avec Ema et Virginie et aussi chanter (comme une casserole pour ma part) avec Ghislain.

Cette fois le mois touchant à sa fin nous allions vers Tacna au Pérou et eux vers Putre à l’extrême nord du Chili pour rejoindre la Bolivie. Donc un deuxième au revoir et cette fois aucune chance de se revoir puisque ils viraient à droite et nous à gauche.

Oui mais bon voilà, la vie est pleine de surprise et pour la première fois, nous nous sommes fait refouler à la frontière péruvienne ! Si, si refouler, pas passer, forbiden, nada, fuck you. C’est un peu hébétés que nous avons compris pourquoi Google Maps nous faisait passer par la Bolivie pour nous rendre au Pérou. Français dans une voiture chilienne égale « tape toi un détoure de milles bornes pour arriver au Pérou ».

Étant hyper adaptatifs, nous voilà donc en route pour le Pérou direction Putre. Bon, c’est facile et pourtant vrai, c’est là que nous avons retrouvé…les Rivarapid !

Putre est une village merveilleux au nord du Chili. Nous n'avions pas prévu d'y passer mais c'est un endroit que nous ne sommes heureux d'avoir connu

Avec Morgane nous savons maintenant une chose. Rien ne sert d’essayer d’esquiver ce qui doit arriver. Nous avions envie de faire le parc Lauca mais l’altitude, le froid bref, ce que nous avions vécu à Tres Cruces nous avait finalement…refroidis. Trente jours après avoir pris la décision de ne pas mettre les roues dans ce parc à plus de 4500 mètres, nous voilà en route, suivi par le camping-car des Rivarapid en direction du lac Chungara au beau milieu du parc Lauca.

Le majestueux Parinacotta au nord du Chili est un volcan impressionnant à plus de 5000 mètres d'altitude

Franchement ? Aucun regret. Nous avons pu barboter dans les termes de Jurasi (c’est beau l’eau bien chaude quand il caille dehors) et passer de chouettes soirées au chaud, dans le camping car de la famille Rapido (lento).

Comme je le disais au début de ce long (trop) billet, nous sommes à l’heure actuelle à la Paz en train d’attendre que le docteur Ford nous remette la voiture d’aplomb.

Voilà quatre mois que nous sommes sur la route. Si tout se passe bien, en juin nous pourrons découvrir le Pérou…si tout se passe bien !

Profitez de l’été qui approche.

 

 

Mojo

A propos de 

Morgane et Joselito Tirados ont voyagé durant une année en Amérique du sud à la rencontre de ceux qui font ce pays. Ce fût l'occasion pour eux d'envisager une installation sur place (certainement au Chili) et de développer un business autour de la cosmétique et des produits de bien être pour elle et proposer ces compétences en matière de stratégie d'entreprise pour lui.

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