Le Nord de l’Amérique du Sud en Juin

Juin a pour chacun une signification particulière. Pour certains, c’est l’annonce des vacances et le retour des beaux jours.
Pour d’autres, c’est la fin d’une année studieuse et qui se termine bien.

Le mois de juin, cette année, aura eu le plaisir de voir venir au monde Charles à qui nous souhaitons la bienvenue sur cette chic planète (dans l’attente de connaitre son sixième prénom) et à Andréa qui arrive au monde en ce beau mois de juillet.

Pour nous, le sixième mois de cette année 2013 signe le mitan de notre voyage. Et oui déjà cinq mois que nous trainons nos guêtres en Amérique du sud.

A mi-parcours, c’est une double surprise qui nous attendait. La première fût notre rencontre avec les Péruviens et leur excellente cuisine (et le Pérou qui fera l’objet d’un article à part).

L10074631
Bien que le Chili et l’Argentine soient de chouettes pays, il faut bien avouer qu’on y mange plutôt mal et pas du tout bon marché.

Les viandes, poissons, fruits et légumes sont de premier ordre mais l’art de les marier n’est pas vraiment dans la culture de ces deux pays.
Chiliens et Argentins ne portent pas l’art culinaire au cieux.

Les Péruviens si ! Ce sont des Français sud-américains. Ils aiment la bonne bouffe, ils aiment cuisiner et ça se sent.
Il faut dire que la première chose qui nous a frappé en arrivant dans ce pays (hormis la difficulté pour nous à passer la frontière, cf articles sur ce sujet), c’est que les Péruviens travaillent la terre et sont très attentifs à la qualité de ce qu’ils produisent.
Le Péruviens ont obtenu un moratoire de dix ans qui empêche les enfoirés de MONSANTO de venir foutre la merde comme ils le font ailleurs. Ainsi, vous ne trouverez pas d’OGM au Pérou mais une variété infinie de légumes et de fruits. Du maïs mauve, du coton marron, un choix illimité de fruits.
Bref, si la côte péruvienne ne nous a pas ensorcelé (sauf l’extrême nord avant la frontière avec l’Équateur), la bouffe nous a transcendée.

En contre partie, le fait d’être contrôlé une fois par jour minimum par la police et ne pas trouver facilement un endroit où dormir nous a bien saoulé et a ajouté du stress à ce premier passage dans le pays. Gageons que la partie montagneuse que nous allons découvrir au retour sera moins pénible de ce point de vue.

La seconde surprise est arrivée en passant la frontière entre le Pérou et l’Équateur. Petit pays, deux fois plus petit que la France, nous n’avions pas fait grand cas de cet endroit en pensant à notre périple. D’ailleurs nous n’avions rien prévu en particulier au sein de cet état qui pour l’heure est surtout connu pour héberger (au grand dam des Anglais) Jullian Assange.

Sauf que voilà, l’Équateur est un beau pays. Vert, montagneux, pas trop froid, offrant une variété de saveurs, de senteurs que nous n’imaginions pas. D’un coup, on se croirait dans les Alpes (bon en plus haut certes mais tout de même).

L1007769
Et puis surtout, l’Équateur est un pays propre ! Les Équatoriens, en plus d’être fort aimables, sont respectueux de leur pays. Les bas côtés sont propres, il y a des poubelles partout et il est même possible de trier ses déchets.
Cela nous change de la Bolivie (dégueulasse), du nord Chili (bien crade) et de l’Argentine où ces danseurs de tango n’ont aucun scrupule à mettre leurs ordures sagement à coté de la poubelle prévue à cet effet. La palme du pays le plus sale d’Amérique du Sud revient au Pérou (on se croirait à Marseille en pire, c’est dire).

Bon, ajoutons à cela un cout de la vie bien bas qui nous arrange bien. Le repas du midi revient à deux dollars par personne et le gallon de super (3,79 litres) coute 2 dollars. Vu que nous avons bien fait péter le budget au Chili et en Argentine c’est le moment de se rattraper (et d’en profiter pour ne pas faire à manger le midi).

Un mois de Juin entre mer et montagne, entre soleil et fraicheur, un mois de bilan de mi-parcours.

L1007468
Pour la faire courte, nous tenons à peu près notre budget de 1000 euros par mois. Nous avalons en moyenne 4000 kilomètres chaque mois depuis le début et nous sommes pour l’heure dans les temps.
Dans les temps, c’est à dire que nous devrions pouvoir maintenir un rythme cool et découvrir la Colombie, l’Uruguay, le Paraguay et le nord de l’Argentine comme prévu. La seule chose qui risque de changer est notre visite du Brésil.

Le temps et les moyens vont nous manquer pour le découvrir en profondeur. Toutefois, nous comptons bien y faire un saut pour sentir l’ambiance et surtout en profiter pour revenir avec un peu de portugais en bouche.

Juin enfin, est le premier mois où nous prenons conscience que nous « maitrisons » l’art du voyage. Une sorte de cap est passé. Ce n’est pas évident à définir précisément. C’est un ensemble de petites choses qui font que nous ne sommes plus regardés comme des touristes mais bien comme des étrangers en voyage.
Pour sur nous restons des Européens, toutefois nos repères, nos échelles de valeurs ne sont plus les mêmes.

Je pense que le truc le plus flagrant c’est quand en Équateur, on nous annonce dans un restaurant un repas du midi à 5 dollars ! Morgane et moi nous sommes regardés et avons tourné les talons non sans dire à la taulière que c’était hors de prix. Il y a cinq mois nous aurions pris le temps d’y penser et finalement nous aurions déjeuner à cet endroit en se disant qu’en France pour 5 dollars nous n’aurions même pas pu prendre un menu au Mac Donalds. C’est ça qui a définitivement changé. Nos repères ne sont plus en France mais directement dans le pays où nous nous trouvons.

Vous savez, c’est un peu comme le passage à l’euro. Aujourd’hui la plupart d’entre nous ne convertissons plus des Euros vers les Francs et sauf quelques grincheux (dont je suis parfois), le fait qu’une baguette de pain coute pas loin de 7 francs ne nous affecte plus vraiment. C’est ça pour moi être voyageur ; n’avoir d’autres repères que ceux de l’endroit où l’on se trouve au moment où l’on s’y trouve.

Ah oui! Une dernière chose avant de vous souhaitez, pour les juillettistes, d’excellentes vacances.
Ce mois-ci vous aurez droit à une vidéo sur les animaux. Et oui, après Animals 1, nous avions dans notre besace de quoi vous concocter un Animals 2.

Vous aurez droit aussi à une vidéo roadtrip du Pérou. Nous n’avons rien visiter de particulier qui mérite une vidéo entière c’est pourquoi nous allons tout regrouper sur un seul film.

Une nouveauté aussi en matière de vidéo. Dorénavant, nous allons mettre en ligne de courtes vidéos sans retouche ni mise en scène de notre part. Du brut de capteur avec le son direct.

Allez, profitez du soleil (mais si il y en a forcement un peu), des vacances, de la plage, de la nature ou de la ville…bref, oubliez un peu la crise, les réseaux sociaux, (sauf la page Facebook de makeupontheroad), les soldes…faites vous plaisir hein !

Mojo

A propos de 

Morgane et Joselito Tirados ont voyagé durant une année en Amérique du sud à la rencontre de ceux qui font ce pays. Ce fût l'occasion pour eux d'envisager une installation sur place (certainement au Chili) et de développer un business autour de la cosmétique et des produits de bien être pour elle et proposer ces compétences en matière de stratégie d'entreprise pour lui.

    Find more about me on:
  • facebook
  • googleplus
  • linkedin
  • twitter