Amazonie, c’est fini.

Morgane pourra toujours y retourner si celà lui chante ; moi c’est niet, jamais, plus jamais.

Tout est calme, reposant, apaisant. L’intensité de cette forêt, la puissance de cette rivière (minuscule par rapport à d’autres fleuves d’Amazonie).

Franchement c’est trop pour moi. Je préfère aller dans un SPA en ville pour essayer de retrouver en toutes petites doses ces sensations.

 

Amazonie mon amour

 

Bon, sincèrement, c’est vraiment un endroit où nous voulions aller avec Morgane. Nous étions prêts à nous priver de tout un tas de trucs pour passer quelques jours dans cette forêt luxuriante et dangereuse.

A tel point qu’entre le Machu Picchu et la forêt (notre budget nous obligeant à choisir), c’est ce petit fleuve Napo et l’une de ses nombreuses communautés qui ont gagné nos cœurs.

Durant trois jours, c’est Hugo (que vous avez pu découvrir sur cette vidéo) qui nous a guidé dans son monde. Il est né et a grandi dans ce coin d’Amazonie. Il en connait les nombreux secrets et a su partager avec nous son amour pour ce lieu magique.

La forêt amazonienne c’est avant tout un flux continu de bruits. Oiseaux, insectes, animaux en tout genre. J’ai pris conscience de ce que signifie biodiversité. Dans une forêt en France, il y a du bruit, des animaux, des insectes et belle végétation. Oui, mais ce n’est rien comparé à l’Amazonie.

C’est comme si la forêt française était muette. Ici le bruit est permanence, constant, enivrant…jour et nuit, nuit et jour. Un flot ininterrompu de sonorités colorées.

 Un lodge dans la foret amazonienne ou nous avons passé notre première nuit de trip

L’Amazonie est une forêt, pas une jungle.

 

La jungle c’est un type de végétation en Inde. Donc la jungle en Amazonie n’existe pas. C’est bien une forêt dont il s’agit avec toutes les caractéristiques de cette dernière. Une forêt avec de l’eau, beaucoup d’eau.

L’eau, c’est celle qui tombe du ciel et celle du fleuve. Le fleuve Napo. Large, puissant, peu profond et changeant. En été, après plusieurs jours sans précipitations, son lit est vide ; un mince filet que les canoés à moteur ne peuvent quasiment plus emprunter. Il suffit de deux belles journées de pluie diluvienne (et le mot prend vraiment tout son sens ici) pour que le fleuve se gonfle, fier et orgueilleux.

Le ballet des canoës reprend son cours et hommes et marchandises se remettent en mouvement. Ce fleuve est important pour l’équilibre des populations locales. Eau douce, poissons, irrigation, transport, or. Il donne l’essentiel aux communautés locales.

La forêt aussi donne tout ce qu’elle est aux hommes. Le bois de construction que certains Kichwas (ethnies locales) essayent de protéger du commerce illégal. Et oui, ce n’est pas en Norvège dans des forêts Ikea que pousse le teck des salons de jardin.

Elle donne aussi, et de façon généreuse, de quoi nourrir ceux qui vivent en son sein (ou à ses côtés).

 

Amazonie = Eau + Forêt + Kichwas

 

une adorable petite fille de la communauté indienne de Shiripuno le long du fleuve Napo en Equateur dans la foret primaire amazonienne

Cette équation est valable pour cette Amazonie que nous avons découvert.

Dans d’autres endroits et plutôt du côté brésilien, l’Amazonie commence à ressembler à une autoroute au milieu d’un désert de poussière. Les humains à la tête du gouvernement brésilien devraient avoir honte de ce qu’ils font là-bas. Récolter autant d’argent en dévastant tout pour finalement fabriquer des stades de foot pour des connards qui courent derrière un ballon. Bref.

Du côté équatorien, c’est pas franchement folichon, pour autant ce que nous avons pu voir n’était pas catastrophique. Ce n’est qu’une impression puisque c’est en Équateur que la déforestation est la plus forte (eux aussi aiment le foot). Pour autant, ceux qui vivent tout près, qui travaillent dans la forêt, ou qui vivent carrément au milieu de cette dernière en prennent soin. Ceux que nous avons rencontrés et avec qui nous avons vécu une quinzaine de jours sont les Kichuas ou Kichwas. Pour être encore plus précis (je vais finir par écrire pour wikipédia) ce sont des Naporunas.

Ils parlent un dialecte proche du Quechuas (surtout parlé au Pérou) et vivent le long du Napo. Vivre à leurs côtés a été une expérience étrange.

La sensation de vivre entre deux mondes…mais bon, plus tard, j’en parlerai plus tard. Oui, un billet pour eux tout seul est un minimum.

Pour l’heure, retournons un instant en Amazonie, le long du fleuve Napo en compagnie d’Hugo, Morgane en mode chasseresse et Marjurie qui nous a fait découvrir le chocolat équatorien et le fameux cacao « National » (Un autre billet ça).

 

 

 

 

Mojo

A propos de 

Morgane et Joselito Tirados ont voyagé durant une année en Amérique du sud à la rencontre de ceux qui font ce pays. Ce fût l'occasion pour eux d'envisager une installation sur place (certainement au Chili) et de développer un business autour de la cosmétique et des produits de bien être pour elle et proposer ces compétences en matière de stratégie d'entreprise pour lui.

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